Association ça va aller

CARTE D’IDENTITE

Association çà va aller
Siège social : 9 rue Baudin 83 190 Ollioules
Téléphone : 06 73 65 31 20
Président : Patricia Ordioni
Courriel : asso.ca.va.aller@gmail.com
Site internet : voir ici
Chaîne You Tube. voir ici

L’association, sans but lucratif « ça va aller » a pour objet l’aide humanitaire au profit des habitants du Burkina Faso en particulier dans le domaine de l’éducation mais aussi de l’agro-écologie et de la lutte contre la pauvreté.
Elle peut également engager une action d’urgence en cas d’évènement majeur.
Dans le cadre des projets qu’elle engage, l’association apporte son aide individuelle ou collective aux habitants démunis du Burkina Faso, sans distinction d’âge, de religion, d’ethnie, d’opinions politiques ou philosophiques et dans le respect des valeurs individuelles et collectives de la population.

« çà va aller » en dialecte mooré « Naam Zem Samè » ou en marka « A na yien« , est créée en 2015 grâce aux expériences dans les domaines « Education », « Agro-Ecologie » et « Lutte contre la pauvreté » de ses membres fondateurs, acquises au Burkina comme en France, depuis quelques années au sein des associations « Entraide Burkina » de Sanary sur mer (83) et « Camélia Burkina » de Six-Fours les Plages (83). Qu’elles en soient remerciées !

La petite taille de « çà va aller » et le bénévolat actif de ses membres permet de s’assurer que les dons reçus sont employés à bon escient et sans intermédiaire inutile. L’association intervient dans une zone comprise entre Dedougou et Koudougou et en particulier autour des villages de Sankoué et Yé.

LA MISSION DE çA VA ALLER

La mission principale de l’association « çà va aller » concerne les parrainages d’élèves sous forme essentiellement de :

  • parrainages individuels : un parrain donateur (généralement un membre de l’association en mission car il est sur place et peut lier des contacts) est apparié avec un filleul dont il reçoit des nouvelles avec lequel il peut communiquer s’il le souhaite.
  • parrainages collectifs : le don est alors employé dans le cadre des actions de parrainages en général mais sans filleul identifié.

La cantine est systématiquement prise en charge par l’association.

En parallèle aux actions de parrainages, des jumelages sont organisés entre collèges français et burkinabè.
La majorité des élèves parrainés par l’association est scolarisée dans ces établissements jumelés de manière à créer des liens de confiance réciproque entre « çà va aller » et les cadres des collèges burkinabè.

EN 2020

Les jumelages concernent toujours :

  • le collège de la Guicharde à Sanary-sur-mer (83) avec le collège Sainte Thérèse de Zoula près de Koudougou
  • le collège des Eucalyptus à Ollioules (83) avec le CEG de Sankoué.

L’agro-écologie et la lutte contre la pauvreté sont des missions de l’association « çà va aller » réalisées généralement sur dons dédiés. L’agro-écologie, basée sur les principes de Pierre Rabhi, est actuellement limitée au village de Sankoué.

La lutte contre la pauvreté concerne la fourniture de micro-crédits et l’entretient de la PTFM (le moulin des femmes) de Sankoué ainsi que la réalisation d’une maison d’hôtes en « voûte nubienne » dans le village de Sankoué.

REALISATION ET PROJETS : BILAN AVRIL 2020

L’association parraine entre 60 et 75 enfants au maximum. En effet, passé cette fourchette, il est impossible de connaître suffisamment les enfants pour s’investir pratiquement auprès d’eux, et les suivre dans leur parcours scolaire. Parfois au sein de leur famille. Il arrive en effet que – en plus de la scolarité – l’association « çà va aller » soient amenée à s’investir auprès de familles indigentes d’enfants parrainés. Parfois l’aide aux familles va très loin : paiements des loyers, achat de nourriture etc….

Chaque année l’association essaye de prendre en charge une nouvelle promotion en classe de 6ème dans les collèges historiques (ceux suivis depuis longtemps), en remplacement des élèves parrainés qui ont obtenu un diplôme ou bien qui ont quitté les rangs du collège. Il s’agit de ne proposer au village qu’un nombre limité d’élèves (répartis équitablement entre filles et garçons). A la charge aux Comités Villageois – aidé des cadres des collèges et des associations de parents d’élèves – de déterminer les noms des élèves qui bénéficieront de l’aide de l’association « çà va aller ».

Normalement, le parrainage s’arrête une fois que l’élève a obtenu son BEPC, mais bien sûr il y a de nombreux cas particuliers. Les plus grands sont ainsi allés jusqu’à la licence. Après le BEPC, certains élèves sont donc amenés à partir étudier ailleurs, ce qui nécessite des déplacements supplémentaires des membres en mission de l’association.

Depuis fin 2019, la situation sécuritaire au Burkina Faso empêche les membres de « çà va aller » de se rendre en brousse pour s’assurer personnellement du bon fonctionnement de l’organisation mise en place avec leurs contacts privilégiés, parmi eux : les cadres des collèges et les personnalités du village.

L’association essaye de promouvoir dans les établissements scolaires burkinabè jumelés, la mise en place de l’apprentissage de l’informatique avec installation d’ordinateurs portables (branchés sur panneaux solaires) recyclés et gréés par les soins des membres de « çà va aller » avec des logiciels libres de bureautique ainsi que « Wikipeadia hors ligne » pour les recherches des élèves.

Autre financement de l’association qui concerne tous les élèves (y compris les non-parrainés) : des cours de maths et physiques supplémentaires niveau classe de 3ème pour tenter d’améliorer les résultats des élèves mais également assurer la renommée des établissements avec lesquels l’association coopère.

De nombreux livres déclassés (séries d’au moins 50 exemplaires) et fournitures scolaires de niveau collège et lycée, sont collectés par les établissements français jumelés (ou non) pour être ensuite acheminés par l’association par conteneur maritime vers les établissements burkinabè jumelés.


Sainte Thérèse de Zoula

Autre développement en brousse : des jardins maraîchers pour les femmes. Le marché avec les femmes est simple : elles entretiennent des plantations de Moringa initiées par l’association et en échange, « çà va aller » leur fournit le matériel (grillage, poteaux, ciment, arrosoirs, pelles, pics…) nécessaire pour qu’elles puissent cultiver une petite parcelle personnelle de maraîchage à leur profit exclusif, sans engrais chimique ni OGM.

Des micro-crédits ont été affectés à des groupes dans les villages (élevage de poulets, embouche de brebis, ou encore confection de pagne Dan Fani traditionnel).

L’association entretient également la plateforme PTFM ou moulin des femmes du village de Sankoué. C’est un moulin à grains et broyeur de  noix de karité mû par un moteur diesel. Il permet aux femmes qui le gèrent de faire quelques petits profits. Un alternateur attelé permet aussi d’utiliser un poste à soudure pendant la période d’hivernage (entre autre pour la réparation des outils). Ces femmes ont été formées par les soins de l’association.

Enfin, l’association a été amenée lors d’une période de « soudure » difficile par manque de récolte en 2018, à acheter du grain pour permettre aux famille les plus démunies de surmonter cette épreuve.

LA MAISON D’HÔTES

Une maison d’hôtes en voûte nubienne a été construite en 2016 par l’association dans le village de Sankoué. Les maçons du village ont pu ainsi apprendre cette technique lors de la construction de la voûte. Cette maison d’hôtes ouverte à tous, permet via le CVD de récolter quelques subsides lors du passage de visiteurs burkinabè ou étrangers.

En savoir plus sur la maison d’hôtes. Voir ici

ACTUALITES

Compte-tenu de la situation sécuritaire en brousse depuis 2019, les déplacements de l’association sont dorénavant limités.
Ainsi les contacts historiques sur place prennent toute leur importance dans la zone géographique préférentielle d’action. De fait, depuis 2019,  les actions de l’association concernant les jumelages de collège ont perdu en intensité (échanges de courriers France/ Burkina Faso et réalisations de séquences vidéos sur place).

Cette année scolaire 2019/2020 a été de plus stoppée par le covid19 et très certainement l’année prochaine, il faudra encore faire appel aux contacts sur place. Ces personnes qui sont connues et appréciées de l’association  depuis plusieurs années au point d’avoir établi une relation de confiance, vont se voir remettre le paiement des scolarités et de la cantine pour 2020-2021 afin que cet argent aille au bon endroit. Un envoi d’argent en urgence a pu être fait afin d’acheter sur place des masques, gants jetables et médicaments pour lutter contre le virus.

Malheureusement, les autres missions (Agro-écologie, Lutte contre la pauvreté) devront sans doute encore rester en sommeil jusqu’à des jours meilleurs.

COUP DE POUCE

L’association tient à accompagner ses protégés. Ainsi deux jeunes filles diplômées recherchent du travail au Burkina Faso.

(Crédit photos : association çà va aller)